Je m'appelle Itai et, comme tant d'autres, ma vie a basculé le 7 octobre. Ce matin-là, mon commandant m'a appelé et j'ai été immédiatement déployé dans le sud, dans la zone de Zikim, où j'ai passé une semaine à combattre les terroristes. Par la suite, mon unité a pénétré dans la bande de Gaza dans le cadre de l'opération terrestre.
Le 18 novembre, lors d'une mission dans un bâtiment de six étages, nous venions de sécuriser l'un des niveaux. Dix minutes plus tard, tout a changé. J'ai ressenti une déflagration et je me suis effondré au sol, terrassé par une douleur atroce. Il a fallu deux heures et demie pour m'évacuer vers l'hôpital Soroka. Je suis resté sous sédation pendant trois jours et hospitalisé durant un mois.
C'est à ce moment précis que j'ai réalisé que j'entamais une nouvelle guerre : celle de la reconstruction. Le rétablissement physique, mental et émotionnel est long et difficile. Mais j'ai fait un choix. J'ai décidé de ne pas me focaliser sur la douleur ou sur ma blessure. Je dois me concentrer sur ma famille — sur ma femme et mon enfant.
À chaque étape de ce parcours, les bénévoles et les équipes ont été aux côtés de ma famille et moi. Dès les premiers jours suivant ma blessure, ils étaient là, nous soutenant au quotidien.
Aujourd'hui, je continue d'avancer sur le long chemin de la guérison, mais je le fais avec espoir et détermination, sachant que je fais partie d'une famille qui ne m'abandonnera jamais.