Je m'appelle Eden, j'ai 28 ans. J'ai servi comme sergent d'opérations au sein du bataillon Kissufim, posté à la frontière de Gaza. Mon rôle consistait à coordonner l'ensemble des activités du secteur et à transmettre en temps réel l'évolution de la situation aux commandants.
Au cours de mon service, trois incidents ont coûté la vie à des soldats de nos propres forces. Ces moments ne m'ont jamais quittée. Depuis, je lutte contre l'insomnie, les cauchemars et une tension constante.
Buddy, mon chien d'assistance, est devenu ma bouée de sauvetage. Il apaise mon anxiété au quotidien ; j'ai souvent le sentiment d'avoir décroché le gros lot avec lui.
Pourtant, la vérité la plus difficile à admettre est que pour beaucoup d'entre nous souffrant de stress post-traumatique, l'endroit qui devrait être le plus sûr — la maison — peut devenir le plus grand déclencheur de crises. C'est pour cela que la découverte de Beit Halochem a tout changé pour moi.
À Beit Halochem, j'ai trouvé des personnes qui parlent le même langage : celui du traumatisme et de la guérison. Au-delà du cliché, cet endroit est véritablement devenu mon foyer, un lieu plus sûr encore que ma propre maison. La chaleur de cette communauté, le soutien extraordinaire des professionnels et les amitiés que j'y ai nouées m'ont sauvé la vie.
Aujourd'hui, j'ai de la chance. J'ai appris que je ne suis pas seule et je sais que sans ce système de soutien, je n'aurais peut-être pas survécu.
Beit Halochem n'est pas seulement un centre de rééducation. Pour les héros blessés d'Israël, c'est un foyer, une communauté et un lieu où l'on reconstruit l'espoir.